Points forts Cette première ligne directrice sur le dysfonctionnement neurogène des voies urinaires inférieures de l’American Urological Association et de la Society for Urodynamics, Female Pelvic Medicine, and Urogenital Reconstruction a examiné plus de 20 000 citations de la littérature pertinente sur le diagnostic, l’évaluation et le traitement de cette affection. condition. Les recommandations en matière de diagnostic et d’évaluation nécessitent une stratification en risques faibles, modérés, élevés ou inconnus avec des intervalles associés pour les évaluations invasives et non invasives. Les patients à faible risque présentent des lésions à faible risque, une évacuation spontanée avec une faible urine résiduelle, des séquelles limitées, une fonction rénale normale et une maladie stable. Les patients à risque modéré présentent des affections ou des séquelles qui peuvent être associées à une maladie à haut risque (par exemple, une lésion suprasacrale de la moelle épinière), mais dont les évaluations sont généralement rassurantes. Les patients à faible risque ne nécessitent pas de surveillance en l’absence de changements dans les symptômes/complications. Les patients à risque modéré doivent subir une évaluation annuelle de la fonction rénale et une imagerie des voies supérieures tous les 1 à 2 ans, les examens urodynamiques étant réservés aux changements d’état/d’imagerie. Il est recommandé aux patients à haut risque de subir une imagerie annuelle et des tests de la fonction rénale avec des examens urodynamiques répétés en cas de changement préoccupant des symptômes, de l’état ou de l’imagerie. |
Le terme dysfonctionnement neurogène des voies urinaires inférieures (DLUTD) fait référence à un fonctionnement anormal de la vessie, du col de la vessie et/ou de ses sphincters lié à un trouble neurologique. La terminologie précédente couramment utilisée était « vessie neurogène » pour décrire cette affection. Sachant qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème limité à la vessie, le NLUTD est la manière privilégiée de décrire les différents problèmes de miction observés chez les patients atteints d’un trouble neurologique.
En plus des symptômes des voies urinaires inférieures (TUBA), tels que l’incontinence et la rétention urinaires, les patients atteints de LUTNU peuvent présenter une infection récurrente des voies urinaires (IVU) et une dysréflexie autonome (MA).
Les affections non urinaires telles que la dysfonction sexuelle, l’infertilité et la dysfonction intestinale sont également courantes chez les patients atteints de NLUTD, mais n’entrent pas dans le champ d’application de ces lignes directrices. Enfin, il s’agit d’un guide destiné aux patients adultes atteints de NLUTD ; Le NLUTD pédiatrique ne sera pas discuté.
But
Le clinicien traitant des patients atteints de dysfonctionnement neurogène des voies urinaires inférieures (DNLUT) doit équilibrer divers facteurs lorsqu’il prend des décisions de traitement. En plus des symptômes urologiques et des résultats urodynamiques du patient, d’autres problèmes pouvant influencer les options de gestion des voies urinaires inférieures comprennent la cognition, la fonction de la main, le type de maladie neurologique, la mobilité, la fonction/gestion de la main. intestin et soutien social et soignant.
Ce guide permet au clinicien de comprendre les options disponibles pour traiter les patients, de comprendre les résultats visibles dans NLUTD et d’apprécier quelles options sont les meilleures pour chaque patient individuel. Cela permet de prendre des décisions avec le patient, de manière partagée, afin d’optimiser sa qualité de vie en ce qui concerne la gestion de sa vessie.
Matériels et méthodes
Une recherche complète d’études évaluant les patients soumis à une évaluation, une surveillance, une prise en charge ou un suivi NLUTD a été menée de janvier 2001 à octobre 2017 et réexécutée en février 2021 pour capturer la littérature la plus récente. La recherche principale a renvoyé 20 496 citations uniques. Après une sélection des titres et des résumés, les textes complets de 3 036 études ont été obtenus.
Lors de l’examen du texte intégral, les études ont été exclues principalement parce qu’elles ne répondaient pas aux critères PICO. Cent huit quatre études documentaires primaires répondaient aux critères d’inclusion et ont été incluses dans la base de données probantes.
Résultats
Ces lignes directrices ont été élaborées pour informer les cliniciens sur l’évaluation, le diagnostic et la stratification des risques appropriés des patients atteints de NLUTD ainsi que sur les options de traitement chirurgical et non chirurgical disponibles.
Des déclarations supplémentaires concernant l’infection des voies urinaires et la dysréflexie autonome ont été élaborées pour guider le clinicien. Cette ligne directrice s’adresse aux patients adultes atteints de NLUTD et la NLUTD pédiatrique ne sera pas discutée.
Conclusions
Les patients présentant un dysfonctionnement neurogène des voies urinaires inférieures (DLUTD) doivent être classés en risque faible, modéré, élevé ou inconnu. Après diagnostic et stratification, les patients doivent être surveillés à intervalles réguliers en fonction de leur niveau de risque. Les patients qui présentent des signes et symptômes nouveaux ou qui s’aggravent doivent être réévalués et la stratification du risque doit être répétée.















